Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 12:13
Voici un tract émis par la direction du Parti Communiste Français de Georges Marchais en 1991 qui traite du problème de l'immigration. Ce tract a été censuré par les réformistes du PCF qui ont préféré s'intégrer au système en vidant le parti de sa substance et de son intérêt, et en servant aux français des individus comme Robert Hue et Marie-George Buffet. Résultat des courses: 1.92% des voix aux élections. Circulez, il n'y a rien à voir.

Explosions de colère dans les villes, croissance du sentiment d'insécurité, résurgence du racisme,... La droite et l'extrême droite que nous combattons résolument, cherchent à attiser la haine contre les immigrés. Au-delà, l'immigration est-elle devenue aujourd'hui un vrai problème ? Notre réponse est OUI.

Pourquoi tant d'immigrés viennent-ils dans notre pays ?
Depuis toujours et pour des raisons très diverses, il y a des immigrés en France, dont beaucoup ont choisi de rester dans notre pays. De nombreuses familles, immigrées à l'origine, sont devenues partie intégrante du peuple français. Aujourd'hui c'est essentiellement l'effroyable misère du Tiers-Monde qui contraint des hommes, des femmes, des jeunes à venir tenter de vivre dans un pays développé comme le nôtre.

Cette immigration est d'autant plus forte qu'elle est organisée : les patrons y trouvent une main d'œuvre à bon marché. La politique suivie par les gouvernements a conduit à regrouper de nombreuses familles immigrées dans les banlieues, les cités populaires. Ainsi toutes les difficultés issues de la crise, du chômage, de l'exclusion, des inégalités se sont trouvées cumulées dans de véritables « cités-ghettos », où des familles françaises et immigrées voient leurs conditions de vie s'aggraver de façon intolérable.

Alors que toute immigration nouvelle aurait dû être arrêtée depuis longtemps (les communistes le disent depuis 1974), une immigration clandestine est organisée au mépris de la loi. Des patrons y trouvent leur intérêt en surexploitant cyniquement ces travailleurs, que des « passeurs » et des « logeurs » rançonnent. Tous les gouvernements ont fermé les yeux sur ces pratiques ignobles qui continuent à faire grandir le nombre d'immigrés dans notre pays.

La France peut-elle continuer à accueillir de nouveaux immigrés ? Non
Avec 3,5 millions de chômeurs, il faut arrêter toute immigration nouvelle : c'est l'intérêt commun des travailleurs français et immigrés.
Pour cela, il faut sévèrement sanctionner ceux qui permettent, organisent et utilisent l'immigration clandestines (patronat, marchands de main d'œuvre, passeurs, logeurs,...). Des accords doivent être conclus avec l'ensemble des pays d'immigration pour un contrôle plus strict des sorties et retours de leurs ressortissants. Plus généralement, il faut s'engager sans attendre dans une politique nouvelle mettant fin au pillage des peuples du Tiers-Monde, aidant à leur propre développement, permettant d'apporter une solution durable et d'intérêt mutuel au douloureux problème de l'immigration.

N'y a-t-il pas des abus dans l'utilisation de la loi française qui permet le regroupement familial ?
Si, il faut les supprimer. Un immigré doit avoir le libre choix de rester en France ou de retourner dans son pays. S'il décide de vivre en France, il est normal qu'il puisse y vivre avec sa famille pourvu que ce soit dans le respect de la loi française, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs que les autres habitants du pays. Ce n'est pas toujours le cas. Certains utilisent les conditions actuelles pour rassembler sans contrôle sous un même toit un nombre élevé d'adultes et d'enfants en dissimulant une immigration illégale. Il faut donc que le droit au regroupement familial soit garanti, mais maîtrisé et rigoureusement contrôlé dans son application.

Un immigré peut également décider de retourner dans son pays. Des accords nouveaux basés sur l'intérêt mutuel avec les pays d'origine doivent lui permettre de réussir sa réinsertion.

L'existence d'une nombreuse population immigrée dans une même ville ne conduit-elle pas à des déséquilibres dans l'utilisation des ressources communales qui mécontentent d'autres couches de la population ?
Si, et il faut y remédier. Les familles immigrées sont souvent les plus nombreuses et les plus pauvres. Elles sont donc parmi les premières à bénéficier des aides accordées aux plus démunis. C'est une part importante du budget social de la commune –déjà trop limité- qui est ainsi dépensée. L'accès à certains services ou équipements est rendu plus difficile pour d'autres, parce que trop cher. C'est à une situation qui ne peut plus durer que se heurtent les élus dans de nombreuses communes populaires. Il faut donc assurer la construction de logements sociaux pour les familles françaises et immigrées dans toutes les villes où il en manque afin d'arrêter la création de villes ou de quartiers-ghettos. Sans attendre, l'Etat doit apporter des moyens exceptionnels aux communes confrontées à ces difficultés afin que partout on puisse aider toutes les familles qui en ont besoin.

Drogue, violence, délinquance : faut-il fermer les yeux quand des immigrés sont dans le coup pour ne pas être traité de raciste ?
Non, absolument pas. Etre raciste, c'est prétendre que les immigrés sont la cause de « tout » : du chômage, de l'austérité, de l'insécurité, du trafic de drogue,... C'est absurde, monstrueux, criminel. Mais cela ne signifie pas qu'aucun d'eux ne pourrait par principe être coupable de rien ! Au contraire, nous disons, et depuis longtemps, qu'entre français et immigrés ce qui vaut, c'est la règle : mêmes droits, mais aussi mêmes devoirs.
En ce sens, le respect de la tranquillité des gens, des traditions et du mode de vie français –puisque nous sommes en France-, des droits et devoirs de la vie en commun est une exigence qui s'impose à tous et qui ne souffre aucune exception. La sécurité des personnes et des biens est un droit essentiel, et la force publique dont c'est la mission prioritaire doit disposer des moyens nécessaires pour l'assurer. La drogue est un fléau qui doit être combattu par l'information, la prévention et les soins mais aussi par la répression à l'encontre des trafiquants, quels qu'ils soient.

Faut-il retourner sa colère contre les immigrés, les traiter en boucs émissaires des maux dont souffrent notre pays ?
Non, il faut changer de politique. Ce n'est pas parce que les immigrés occupent trop d'emplois qu'il y a du chômage, c'est parce que la politique du gouvernement s'aligne sur les choix patronaux de licenciements et de précarisation de l'emploi.

Ce n'est pas parce que les immigrés touchent trop de la Sécurité Sociale qu'elle est en déficit –ils y cotisent au même titre que les autres salariés-, c'est parce qu'il y a trop de chômage, que les salaires sont trop bas et que les revenus de la finance sont exonérés de cotisations.

Ce n'est pas parce que les familles immigrées occupent trop de logements H.L.M. qu'on en manque, c'est parce qu'on ne construit pas assez de logements sociaux, du fait de la politique gouvernementale et des choix de nombreuses municipalité de droite.

Ce n'est pas en infligeant des discriminations supplémentaires aux immigrés qu'on étendra le droit des français, c'est en élargissant pour les uns et pour les autres les droits économiques et sociaux, les libertés individuelles et collectives.

Nous combattons résolument le poison du racisme distillé par la droite et l'extrême droite, qui vise à dresser français et immigrés les uns contre les autres, à diviser les victimes d'une même politique.
Nous appelons à se rassembler et à agir pour une politique nouvelle, utilisant les richesses de la France non plus au profit des privilégiés de la fortune mais pour l'emploi, la formation, la santé, le logement, etc... C'est la mise en œuvre d'une telle politique qui sapera les bases du racisme et de la xénophobie et permettra à la tolérance, au respect mutuel de l'emporter.

Devant la situation difficile et dangereuse que connaissent de nombreuses communes, les militants et les élus communistes exigent un effort exceptionnel du gouvernement. Ils sont partout disponibles pour que le dialogue l'emporte et permette d'agir ensemble pour obtenir les moyens de régler les problèmes auxquels les populations sont confrontées. »
Par EmPeReUrSoUrIsSiStE - Publié dans : politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 12:36
Toute langue vivante évolue, s'enrichit en intégrant des apports étrangers. C'est cela, avec bien sûr son usage, qui la différentie d'une langue morte qui est condamnée à rester figée pour l'éternité. Et la langue français n'échappe pas à la règle: elle évolue, et ce pourrait être un signe de bonne santé.

Oui mais il y a un problème. Histoire de filer la métaphore, on va prolonger le parallèle avec l'alimentation. Une alimentation saine repose sur plusieurs aliments qui vont apporter à l'organisme des bienfaits que d'autres ne pourraient pas lui apporter. Une alimentation saine se doit de ne pas être excessive. Il faut donc veiller à varier les aliments, et à manger en quantité raisonnable.
La langue française pourrait s'enrichir d'un apport linguistique phénoménal du fait de l'immigration. On pourrait emprunter des mots à l'arabe, au turc, au wolof et à quantités d'autres langues. Ce serait un métissage très positif qui malheureusement n'a pas lieu. En effet, pour qu'il y ait métissage, il faudrait accepter l'autre, s'accepter mutuellement, ce qui n'est pas le cas. Non, à la place de cette évolution naturelle, on nous sert l'anglicisation.

Tout d'abord, une précision s'impose. L'anglais qui nous est imposé n'est ni celui de Shakespeare, ni celui d'Hemingway, mais plutôt celui de Paris Hilton en lieu et place de la langue de Molière, de Corneille, de Voltaire, de Hugo, d'Aragon, de Césaire ou de Brassens, un anglais de gare ou d'aéroport, vulgaire, cosmopolite et sans âme, une sorte d'esperanto des médiocres doublé d'impérialisme destructeur.

Cet anglais médiocre est en passe d'être imposé à des masses grégaires qui ne voient dans cette affaire que la possibilité pour eux ou leurs enfants d'obtenir leur diplôme ou de faire leur pèlerinage consumériste à Londres ou à New-York. C'est comme ça qu'on donne des noms tout sauf français à des enfants pourtant français "de souche" et qu'on les initie à l'anglais dès le berceau avec des chaînes télé comme Baby First, puis qu'on leur donne des cours d'anglais dès 1 an. C'est bien parce qu'ils aiment ça qu'on nous dit, ou parce qu'à cet âge on est réceptif. Oui, effectivement à cet âge on est réceptif, mais uniquement parce que c'est l'âge d'apprentissage de la langue maternelle, un enfant de 1 an ne sait pas parler, juste articuler quelques syllabe que les parents (notamment les pères) ont tôt fait d'interpréter comme des mots...
Le but de ce genre d'entreprises, outre l'argent facile, est de substituer l'anglais au français en tant que langue maternelle, rien de moins. Il n'y a qu'un pas avant la déportation pure et simple d'enfants français dans les pays anglo-saxons.

Parce qu'il faut bien comprendre que dans le cadre du mondialisme, la sélection se fait sur la maîtrise de l'anglais, et donc favorise de façon honteuse les personne utilisant l'anglais comme langue maternelle. A ce stade, c'est carrément de la discrimination ethnique au profit des seuls anglo-saxons. Et ne comptez pas sur la protection des frontières, il n'y en a plus. Les entreprises trans-nationales utilisent l'anglais même si elles sont implantées en France. Les notices d'utilisation de produits électro-ménagers sont rédigées en anglais, le ministère de l'économie de Mme Lagarde fonctionne en anglais à l'intérieur même de Paris. L'anglais est de plus en plus présent dans la vie des français, que ce soit au travers d'expression typiquement anglaises (la "positive attitude"), de la musique anglo-saxonne (la pop est quasi-exclusivement en anglais), des films américains (dont on ne prend même plus la peine de traduire les titres).

Les seules frontières qui ont encore une existence, ce sont celles de la zone Schengen, donc de l'Union Européenne, qui a honteusement adopté l'anglais comme unique langue de fonctionnement, au détriment du français et de l'allemand, alors que le Royaume-Uni ne fait pas partie de cette zone dont la fonction principale est d'institutionnaliser des discriminations ethniques envers les migrants (un slovène n'est pas plus français qu'un sénégalais, pourtant, le second sera refoulé irrémédiablement tandisque le premier pourra voter aux élections locales, et même être élu).

Devant cette situation où l'entreprise qui n'aura rien à voir avec le France mais qui s'y installera quand même, en recrutant de préférence des anglo-saxons dont l'anglais est la langue maternelle, des mesures de préférence nationale ou plutôt linguistique s'imposent: recruter de préférence des français ou des étrangers francophones, français comme unique langue en France, taxes ou expulsions pour les entreprises récalcitrantes. Jésus a chassé les marchands du temple, il convient de prendre exemple sur lui. Ce combat pour la préservation de la langue française comme langue forte, c'est celui pour la préservation de toute autre langue, à une époque où 90% d'entre elles sont appelées à disparaître, et le reste à survivre comme patois puis à mourir du fait de la concurrence des langues régionales et communautaires. Ce combat, c'est également celui des vrais amis de la langue anglaise, à l'image de Chateaubriand qui refusait dans ses Mémoires d'écrire en anglais à cause de sa trop faible maîtrise de la langue, mais qui a tout de même traduit Milton.
Par EmPeReUrSoUrIsSiStE - Publié dans : Monde
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 12:27
Depuis peu, on a vu paraître des ouvrages dont le but était de référencer des mots ou expressions en voie de disparition dans la langue française. Ces ouvrages n'avaient bien sûr pas pour vocation d'être exhaustifs bien sûr (il aurait fallu faire un livre beaucoup plus gros), mais pourtant, un mot manquait à l'appel: le mot race.

On pouvait y entendre parler d'argousins, de nababs, de fesse-mathieux et de jean-foutre, mais pas de race au sens du groupe d'humains qui partagent des caractéristiques physiques héréditaires communes (il n'était pas plus question de race au sens de famille ou de groupe d'individus partageant des caractéristiques communes, comme la race des poètes, mais là n'est pas la question).

Cet oubli pourrait paraître étrange si le mot "race" pour parler d'êtres humains n'était pas finalement devenu un gros mot affreux, qu'il ne fallait pas utiliser sous-peine d'être raciste (la pire insulte de notre temps, derrière "antisémite" et devant "fasciste", quand il s'agit de discréditer quelqu'un ou ses idées). A ce propos, je tiens à préciser que d'une part le racisme n'est pas le fait de dire que les humains se divisent en races, mais d'affirmer que ces races sont biologiquement inégales ce qui nécessite des politiques adaptées qui vont de la ségrégation au génocide, et d'autre part, remplacer un mot par un autre ne change pas ce qu'il signifie: si le Ku Klux Klan décidait d'arrêter de parler de race noire pour parler de personnes de couleur, il ne cesserait pas pour autant d'être raciste (j'ai d'ailleurs écrit un article sur ce blog qui traite du racisme).
Pour désigner la diversité humaine, il convient d'employer des expression comme "couleur" ou "origine ethnique".

Un journaliste comme Eric Zemmour a pu faire les frais de cette tendance politiquement correcte à ne pas appeler un chat un chat lorsque, il y a quelque mois, il avait eu le toupet de faire remarquer sur un plateau télé à une intervenante noire qu'elle était de race noire tandis que lui était de race blanche. Il s'en est suivi un débat houleux, puis un torrent d'indignation (et ce indépendemment du fait que la "prestation" de Zemmour était lamentable). Pourtant, si M. Zemmour avait parlé de couleur plutôt que de race, ses propos auraient été d'une banalité affligeante. Il est évident que des gens ont la peau foncée tandisque d'autres ont la peau claire. Mais Eric Zemmour est allé plus loin: il a osé dire que si les africains sont noirs, c'est que leurs parents sont noirs, et que leurs enfants seront forcément noirs (sauf métissage ou albinisme). Il a en fait pointé la différence fondamentale entre race et couleur de peau: l'hérédité.

Finalement, au-delà des réflexes pavloviens de certains, on peut soupçonner qu'en suggérant l'hérédité, Zemmour a touché le point sensible. En effet, dans la société marchande où l'on vit, l'individu-consommateur est sommé de faire des choix de consommation et de les assumer comme étant constitutifs de sa personnalité. Il disposerait d'un capital physique, qui contiendrait toutes ses caractéristiques physiques et physiologiques (apparence, sexe et ici couleur de peau) qu'il doit gérer. Mais gérer un capital signifie échanger ses caractéristiques, les choisir, et finalement se construire un capital qu'on croit choisi par sa personnalité, mais qui est en fait dicté par les lois du marché (c'est le principe du capitalisme appliqué aux individus eux-mêmes). Dans cette optique, on est noir parce qu'on en a décidé ainsi (cf les cabines UV dont le principe est tout simplement d'agresser son épiderme), on est blanc parce qu'on en a décidé ainsi (cf Michael Jackson).
Dans cette optique, il est évident que le fait non seulement d'être conditionné par sa naissance à être de telle ou telle couleur, mais en plus de l'être par son ascendance et de le transmettre à sa descendance est inacceptable. C'est d'ailleurs ce même principe qui prévaut dans la libéralisation de la transexualité.


On a vu que l'emploi de l'expression "couleur de peau" n'est pas innocent pour tout le monde. Mais à cette expression vient s'en ajouter une autre pour remplacer le mot "race": il s'agit de l'origine ethnique.
Il faut tout d'abord remarquer que la race désigne exclusivement des caractéristiques physiques et biologiques et que par conséquent, à moins d'être raciste jusqu'au cou, on ne peut pas affirmer que l'appartenance raciale préfigure la culture. Au contraire, l'origine ethnique désigne le peuple dont est originaire. Et chaque peuple dispose d'une culture (mythes, rites, us, coutumes, moeurs...) qui lui est propre.
"race" et "ethnie" sont donc deux notions très différentes qui tendent pourtant à être désignées sous le même vocable, celui d'origine ethnique. Le risque étant qu'à assimiler la race à une origine ethnique, outre le fait d'exacerber des communautarismes, on en arriverait à assimiler l'origine ethnique à la race, et donc à lui retirer tout aspect culturel. C'est la porte ouverte au cosmopolitisme dans lequel plus personne ne serait attaché à aucun pays. A noter d'ailleurs que le mot "origine" exacèrbe ici le cosmopolitisme puisqu'il implique un déracinement. On dit d'un Massaï (par exemple) qu'il est d'origine Massaï à partir du moment où il a quitté sa terre africaine pour aller vivre ailleurs.

Le mot "race" quels que soient ses défauts (biologiquement discutable, passé sombre lié à son instrumentalisation...) a au moins les avantages d'affirmer la différence physique biologique entre les individus, et de ne pas prêter à confusion avec des notions culturelles. A la place, nous devons utiliser deux termes.
L'un, celui d'origine ethnique, tend à uniformiser toutes les cultures et a une portée mondiale. Son objectif est le cosmopolitisme qui nie les identités de chaque peuple et qui déplace des populations entières. Certains le confondent d'ailleurs à tort avec l'islamisation, à tort dans la mesure où les immigrés musulmans et leurs descendants eux-aussi musulmans y sont également soumis.
L'autre, celui de couleur de peau, a une portée limitée à un pays, et il instaure le capitalisme jusque chez l'individu. Son message: la couleur de peau est un choix. Il a pour conséquence le communautarisme dans la mesure où, à défaut de pouvoir choisir sa race, on fait comme si en exacerbant son appartenance à une certaine communauté raciale comme certains affirment appartenir à une communauté fondée sur le sexe ou l'orientation sexuelle.

Au final, on a supprimé un mot qui ne voulait rien dire d'intéressant au motif de son passé peu glorieux, pour le remplacer par un mot qui lui a un sens. Au final, on a pris ce mot en otage en lui retirant tout son sens, au grand bénéfice du système mondialiste.
Par EmPeReUrSoUrIsSiStE - Publié dans : Textes divers
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 12:26
Personne n’est à l’abri de l’impérialisme américain
Aucun pays n'est à l'abri d'une intervention des Etats-Unis, même le plus insignifiant. En fait, ce sont souvent les pays les plus faibles, les plus pauvres, qui provoquent la plus grande hystérie.

Prenez le cas du Laos dans les années 60, peut-être le pays le plus pauvre du monde. La plupart de ceux qui y vivaient ne savaient même pas qu'ils vivaient dans un pays appelé le Laos ; tout ce qu'ils savaient était qu'ils vivaient dans un village qui était situé non loin d'un autre petit village, etc. Mais dès qu'une révolution sociale très limitée a commencé à se développer là-bas, Washington a soumis le Laos à un « bombardement secret » meurtrier, détruisant de larges portions de zones habitées et qui, de leur propre aveu, n'avait rien à voir avec la guerre que les Etats-Unis menaient contre le Vietnam du Sud.

La population de la Grenade est de 100.000 et vous auriez du mal à touver cette île sur une carte. Mais lorsque la Grenade a connu une révolution sociale modérée, Washington est rapidement entré en action pour détruire la menace.

Depuis la Révolution bolchevique de 1917 jusqu'à la chute des gouvernements communistes en Europe de l'Est à la fin des années 80, chaque agression US était justifiée comme une défense contre la menace soviétique. Ainsi lorsque les Etats-Unis ont envahi la Grenade en 1983, le chef d'Etat Major a expliqué que, dans l'éventualité d'une attaque soviétique contre l'Europe occidentale, un régime hostile à la Grenade pouvait couper les approvisionnements de pétrole des Caraïbes à l'Europe de l'Ouest et que les Etats-Unis seraient dans l'impossibilité de porter secours à leurs malheureux alliés.

Cela peut paraître comique, mais de telles histoires peuvent mobiliser un soutien de l'opinion publique contre l'agression, le terrorisme et la subversion.

L'agression contre le Nicaragua était justifiée par le fait que si nous ne « les » arrêtions pas là-bas, « ils » traverseraient notre frontière à Harlington, Texas - à peine deux heures de route. (pour les publics plus éduqués, il y avait des arguments plus sophistiqués, mais tout aussi plausibles).

En ce qui concerne l'économie américaine, le Nicaragua pourrait disparaître et personne ne s'en rendrait compte. Même chose pour le Salvador. Pourtant ces deux pays ont été soumis à des attaques meurtrières de la part des Etats-Unis qui ont coûté des centaines de milliers de vies et des milliards de dollars de dégâts.

Il y a une raison à cela. Plus le pays est faible, plus son exemple est dangereux. Si un pays minuscule comme la Grenade pouvait améliorer les conditions de vie de sa population, d'autres pays, avec plus de ressources, pourraient se demander « pourquoi pas nous ? »

Ceci est vrai aussi pour l'Indochine, qui est relativement grande et possède quelques ressources. Eisenhower et ses conseillers s'étendaient sans cesse sur le riz, l'étain et le caoutchouc, mais leur véritable crainte était que le peuple indochinois retrouve l'indépendance et la justice et que celui de la Thaïlande les imite et, en cas de réussite, que la Malaisie suive leur exemple pour rapidement aboutir à l'indépendance totale de toute l'Indonésie et la perte pour les Etats-Unis d'une partie importante de la « Grande Zone ».

Lorsqu'on veut instaurer un système global qui soit soumis aux besoins des investisseurs américains, il faut s'assurer que tous les morceaux restent en place. Il est étonnant de constater à quel point cette idée est ouvertement formulée dans les documents officiels.

Prenons l'exemple du Chili sous Allende. Le Chili est un pays relativement grand, avec beaucoup de ressources naturelles, mais, là non plus, les Etats-Unis n'allaient pas s'effondrer si le Chili devenait indépendant. Pourquoi étions-nous si préoccupés par ce pays ? Selon Kissinger, le Chili était un « virus » qui pouvait « infecter » la région et dont les effets allaient se ressentir jusqu'en Italie.

Malgré 40 ans de subversion par la CIA, l'Italie avait encore un mouvement ouvrier. L'avènement d'un gouvernement social-démocrate au Chili aurait pu inspirer les électeurs italiens. Imaginez qu'ils se prennent à avoir des idées bizarres comme celle de reprendre le contrôle de leur propre pays et de refonder les mouvements détruits par la CIA dans les années 40 ?

Les stratèges américains, depuis le secrétaire d'Etat Dean Acheson à la fin des années 40 jusqu'à nos jours, ont toujours averti qu' « une pomme pourrie gâte le baril » [traduction littérale du proverbe - NDT]. Le danger était la pourriture - le développement social et économique - qui pouvait se transmettre.

Cette « théorie de la pomme pourrie » est présentée en public sous le nom de la théorie des dominos. Elle est destinée à faire peur à l'opinion publique et lui expliquer comment Ho Chi Minh pourrait monter dans canoë et pagayer jusqu'en Californie, ce genre de choses. Il se peut que quelques responsables américains croient à ces bêtises, c'est possible, mais pas les stratèges. Ces derniers comprennent parfaitement que la véritable menace est celle d'un « bon exemple ». Et il leur arrive parfois de l'énoncer clairement.

Lorsque les Etats-Unis planifiaient le renversement de la démocratie guatémaltèque en 1954, le Département d'Etat a déclaré officiellement que « le Guatemala représente un danger croissant pour la stabilité du Honduras et du Salvador. Sa réforme agraire est un puissant outil de propagande : son vaste programme social d'aide aux travailleurs et paysans dans une lutte victorieuse contre les classes aisées et les grandes entreprises étrangères exerce un fort attrait auprès des populations voisines en Amérique centrale, où les conditions sont similaires ».

En d'autres termes, les Etats-Unis veulent la « stabilité », c'est-à-dire la sécurité pour « les classes aisées et les grandes entreprises étrangères ». Si cet objectif peut être atteint par des mécanismes démocratiques, tout va bien. Sinon, la « menace contre la stabilité » que représente un bon exemple doit être détruite avant que le virus ne se répande. C'est pourquoi même le plus petit des pays peut représenter une menace et doit être écrasé.

Noam Chomsky

Source : http://www.mecanopolis.org

Les passages en rouge ont été surlignés par mes soins
Par EmPeReUrSoUrIsSiStE - Publié dans : Monde
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 12:24
lutte contre la cyberhaine: pour en finir avec les fantasmes rétrogrades et dangereux
Voici un entretien réalisé par l'Express.fr.

“Racisme, homophobie ou négationnisme, les messages haineux prennent de l'ampleur avec les blogs et réseaux sociaux. Philippe Schmitt, président de l'Inach, fondation de luttre contre la cyberhaine, explique les enjeux de ce combat.
En quoi le Web 2.0 a-t-il favorisé la circulation des messages de haine sur Internet?


Les sites racistes ont toujours existé. Ils s'en prennent à des groupes de personnes, discriminées selon leur qualité: femmes, juifs, noirs ou homosexuels... Autrefois, il fallait cependant chercher un peu pour trouver de tels sites.
Ce qui a changé avec les nouvelles pratiques du Web, c'est la diffusion des messages. Avec les blogs et les médias sociaux que sont Youtube, Facebook ou Myspace, il est beaucoup plus facile de se trouver confronté à un texte ou une vidéo raciste. L'information raciste va à l'internaute – sans limite!

Sur ces portails communautaires, tout est en ligne instantanément. Comment peut-on lutter?

En collaborant directement avec les sites: il faut demander à ces entreprises d'avoir une tolérance zéro. Ces contenus doivent être retirés le plus rapidement possible. Globalement, la plupart des professionnels jouent le jeu. Notre fondation de lutte contre la cyberhaine, l'Inach (International network against cyberhate) a par exemple un correspondant qui travaille directement avec YouTube et qui surveille l'apparition de vidéos racistes.

Et au niveau législatif ?

C'est problématique. Par exemple, en 2000, Yahoo a eu sur son site d'enchères des ventes objets nazis. Trois associations anti-racisme ont porté l'affaire en justice. Yahoo, condamné en France, a alors porté l'affaire devant une cour américaine pour se protéger ... et a perdu.
Sur un site comme Facebook, par exemple, les groupes négationnistes ne sont pas interdits. Aujourd'hui, Facebook les bloque pour la France, mais ils sont toujours accessibles pour les Etats-Unis.
Tout cela est encore compliqué par les possibilités d'anonymat liées au Web. De plus, les sites racistes peuvent sans cesse changer d'adresse.
La conférence de l'ONU sur la Cyberhate du 16 juin comportait également un volet sensibilisation...
Pas facile de sensibiliser sans faire de la publicité pour ces sites. Or, les jeunes sont les victimes les plus faciles pour ce type de désinformation. C'est aussi le rôle des parents de travailler sur l'éducation à l'usage d'Internet avec leurs enfants, pour les aider à se protéger de ces dangers. Une grande partie de la lutte passe par la prévention.



On dit souvent que l'internet est un vecteur de haine exceptionnel. Ce genre de propos servent à justifier le contrôle sur le seul média qui n'est pas contrôlé par en haut (autorités, grands groupes d'information...), et ils sont extrêmement approximatifs, montrent l'ignorance des dirigeants (et la haine est fille de l'ignorance comme on dit).

Premièrement, il faut remarquer que l'internet est une entité hybride en matière de communication. En effet, les gros sites peuvent avoir une audience digne des médias traditionnels (notamment la presse écrite). Mais il ne faut pas occulter le fait que les productions (à savoir les articles de sites moins populaires, les commentaires sur Dailymotion ou autres...) rendues possibles par le web 2.0 ont une audience beaucoup plus faible. A la limite, ces productions ont à peine plus d'audience que les discussions de comptoir. Ce n'est pas parce qu'Hitler a au départ diffusé ses idées dans les comptoirs que les lieux de socialisation que sont les bars ont été fermés. Et c'est pareil pour internet.

En fait, ces productions ont peut-être une audience beaucoup plus importante que les discussions de comptoir traditionnelles. Mais ce bonus est compensé par la propension au zapping à laquelle incite internet. Internet, ce sont des dizaines de milliers, et même des millions de sites, d'information; et fatalement, il se forme une concurrence implaquable pour l'information, qui au final n'est pas aussi propice à la diffusion de messages de haine qu'on le dit. De plus, il faut arrêter de prendre le citoyen pour un imbécile. Un individu éduqué ne pourra pas être embrigadé par les messages de haine. A la rigueur, le danger, ce serait de considérer l'internet comme l'unique mode d'éducation.

Bien sûr, les messages plus ou moins haineux sont disponibles sur internet. Pour autant, il ne faut pas oublier que les 18% des votes obtenus par le Front National de Jean-Marie Le Pen en 2002 ne doit pas grand chose à internet. Pour preuve que les idées contraires à ce que les médias vantent ont tout à fait pu se faire une place sans l'internet. La différence avec aujourd'hui, c'est qu'à l'époque, Le Pen avait le quasi-monopole de la pensée anti-système, il incarnait l'opposition au système. Maintenant, un tel rôle idéalisé est beaucoup plus difficile, dans la mesure où le flux ininterrompu d'informations que propose internet permet de prendre du recul par rapport aux personnalités, et de les analyser, ce qui n'était pas le cas en 2002. D'ailleurs, il est bien possible que, parmi ces 18% qui ont voté Le Pen en 2002, un grand nombre aurait pu voter pour un autre candidat s'il avait été médiatisé (même, et surtout, en mal).

Pour finir, petite analyse sur les termes embloyés (d'habitude on fait ça au début mais c'est pas grave). La cyberhaine. Tout d'abord, il faut remarquer que la haine, c'est la haine, quel que soit le vecteur utilisé pour la propager. De plus, le préfixe cyber- est utilisé pour susciter la peur de l'inconnu. Et comme on ne connaît pas, on devrait faire confiance à la première personne qui emploie ce mot. Cette personne faisant alors office d'expert. L'emploi d'un nouveau mot n'est absolument pas innocent.
Par EmPeReUrSoUrIsSiStE - Publié dans : politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /Juin /2009 17:39
Interdire la burqa?
5 ans après la loi interdisant le voile islamique (ainsi que les autres signes religieux soi-disant ostensibles)dans les établissements scolaires, et le débat passionné qui l'a accompagnée, on nous sert la suite, à savoir l'interdiction totale de la burqa et du niqab sur la voie publique.
Ce réchauffé nous est servi à la base par environ 60 députés de toutes tendances, menés par le député-maire de Vénissieux, le communiste André Gérin, qui souhaite mener une enquête sur cette pratique.
C'est ainsi que la plupart des personnalités ont manifesté leur franche hostilité à l'encontre de cette pratique, allant jusqu'à demander leur interdiction, en vertu des droits des femmes.

Tout d'abord, il faut noter que ce débat intervient quasiment au moment des élections présidentielles iraniennes qui ont vu la victoire du Président sortant, le conservateur Mahmoud Ahmadinejad, victoire contestée par les partisans de son adversaire, ainsi que par une communauté internationale dont on peut soupçonner qu'elle ne s'indignerait pas si le président iranien reconduit lui plaisait, faisant ainsi preuve d'une logique défiant toute logique. Ainsi, on pourrait se demander si cette manoeuvre n'est pas une manière de stigmatiser un pays où le port du Tchador ou d'un équivalent (et pas de la burqa ou du niqab) est obligatoire pour les femmes, et surtout qui est un adversaire des USA et d'Israël (et donc de la France de Kouchner).

On pourrait débattre du fait que ce genre d'accoutrements (la burqa et le niqab) constituent une aliénation de la femme, et rentrer dans des considérations féministes. On pourrait également débattre du fait que ce genre d'accoutrements sont imposés ou conseillés par l'Islam, et rentrer dans des considérations théologiques. On pourrait également s'indigner d'une soi-disant "islamisation de la France", chère à Philippe de Villiers (ce qui serait une preuve que l'on peut être embrigadé facilement). En gros, on pourrait relancer le débat sur le voile, et se rendre compte qu'il repartirait exactement comme il y a 5 ans, comme si rien ne s'était produit. L'opportunité d'un tel débat serait donc au mieux nulle, et même négative dans la mesure où il pourrait, par ricocher, contribuer à stigmatiser la religion musulmane et ses pratiquants.

Non, la meilleure attitude dans ce débat consiste à garder la tête froide et ne pas céder aux passions en tous genre. La question préliminaire au débat devrait être: quelle est l'importance du port de la burqa et du niqab, dans quels milieux rencontre-t-on cette pratique, et où la rencontre-t-on?
Une pratique marginale n'a pas à provoquer beaucoup de passions.

La deuxième question serait: quelles seraient les conséquences d'une interdiction?
Et c'est là que le bât blesse. En effet, on présente souvent de telles pratiques comme des manières de soumettre les femmes à la tyrannie masculine dans les pays islamiques ou comportant une importante population musulmane (comme l'a affirmé l'association "Ni Putes ni soumises"). L'interdiction de telles pratiques serait donc censée libérer les femmes. Rien n'est plus faux. Avec une telle interdiction, les femmes qui portent ce genre d'habits devraient soit sortir avec des habits plus convenables aux yeux de la loi française, soit rester enfermées chez elles. Les femmes réellement soumises resteraient donc chez elles et personne ne les verrait. Ceci aurait plusieurs conséquences:

1- on ne verrait plus ce genre de comportements, et on pourrait donc faire comme s'il n'y avait pas de femmes "soumises"

2- comme on ne verrait plus rien, il s'instaurerait une sorte de secret, concernant les habitudes des musulmans, et leur vision des femmes. Chaque musulman serait suspecté d'enfermer sa femme et de la battre.

3- Comme on ne verrait plus de femmes voilées intégralement, on couperait l'herbe sous les pieds de partis qui font de la lutte contre l'islamisation, ou pour les valeurs traditionnelles de la France (MPF,FN entre autres) un thème central de leur programme. Mais l'instauration d'un climat de suspicion pourrait éventuellement leur être favorable. Il s'agirait, d'un point de vue politicien, d'une arme à double tranchant.

4- Le climat de suspicion serait très vif concernant les sociétés islamiques, et s'accorde parfaitement avec le principe de choc des civilisation, cher à Samuel Huttington, dans un contexte tendu avec l'Iran.

A noter que pendant qu'on s'affole sur une pratique marginale en France, puisque circonscrite strictement à une population qui ne représente pas plus de 10% de la population française, et au sein de laquelle elle est marginale, on ne parle pas d'autre problèmes bien plus graves concernant les femmes en France, de problèmes liés à l'habillement. En effet, la mode féminine consiste bien souvent à mettre son corps en valeur avec des tenus légères ou moulantes. La femme devrait se montrer (ou plutôt montrer son corps) dans un but de séduction machiste. C'est comme ça que l'on voit des fillettes de 10 ans habillées de manière complètement vulgaire (mini-jupes, strings...) à un âge où elles devraient encore jouer à la poupée (ou aux petites voitures d'ailleurs, cessons-en avec les préjugés sexistes)
Par EmPeReUrSoUrIsSiStE - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 13 juin 2009 6 13 /06 /Juin /2009 20:10
Au cas où l'image ne s'afficherait pas, voilà le texte:

Miss Californie

Après un règne turbulent marqué par des déclarations contre le mariage homosexuel et la publication de photos osées, Carrie Prejean, Miss Californie a finalement perdu son titre. La reine de beauté de 21 ans était devenue la championne de la cause des opposants au mariage homosexuel après avoir répondu à la question d'un juge du concours de Miss USA, où elle était candidate, qu'elle ne soutenait que l'union entre un homme et une femme.


source: La Nouvelle République


Voilà une news assez incroyable, et qui ne peut qu'appeler à des réactions. Pour certains, il s'agirait d'une nouvelle manifestation d'hétérophobie (hétérophobie étant un néologisme désignant la haine envers les hétérosexuels). Certes, l'accusation est certainement eccessive car il est clair que la miss n'a pas été destituée car elle aimait les hommes (ce serait assez absurde) mais pour avoir émis un point de vue qui irait contre l'idéologie dominante.

Il est vrai que la légalisation du mariage homosexuel est considérée par beaucoup comme un progrès pour la liberté et le "droit à la différence" (comprendre, l'instauration et l'affirmation de différences au départ minimes voire inexistantes dans une logique de communautarisme), et qu'en celà, cette miss aurait été déchue pour des vues rétrogrades et même homophobes (comme semble l'attester l'article de journal). L'homophobie étant, toujours d'après les idéologues libertaires modernes, l'équivalent du racisme appliqué aux homosexuels, et même la forme de racisme qui touche les homosexuels, comme l'antisémitisme touche les juifs, l'islamophobie les musulmans, la négrophobie les noirs et la misogynie les femmes. Miss Californie aurait donc été destituée pour ne pas s'être conformée au dogme libertaire à la mode.

Cette interprétation a peut-être une part de vérité, mais elle souffre de plusieurs points faibles. En effet, le mariage homosexuel a été abrogé par referendum en Californie (et il reste, rappelons-le, interdit et non reconnu en France). Il n'y a donc aucune forme de consensus sur la question, comme il peut y en avoir, à de rares exceptions près, sur la question du terrorisme par exemple. On peut même affirmer que la question du mariage homosexuel est brûlante dans tous les pays libéraux (au sens anglo-saxon du terme, c'est-à-dire ne se limitant pas au libéralisme économique) qui ne l'autorisent pas (encore). Et c'est bien là le problème: il s'agit d'un débat et même d'un débat polémique. Et il semblerait qu'on ne demande pas au miss de réfléchir, d'instaurer un débat, ou de créer la polémique. Non, une bonne miss doit être lisse, ne rien laisser paraître sinon la beauté mièvre des princesses des contes de fées (qui je le rappelle sont considérées par les psychiatres et de nombreux experts comme une image de la soumission féminine). Il s'agirait donc d'une volonté de restreindre le débat et la réflexion à certains endroits et certains moments précis (et le cadre du people n'en fait pas partie) voire même également d'une manière de perpétuer des visions plus ou moins archaïques de la femme


Personnellement, je suis plutôt favorable à la reconnaissance de l'union entre deux personnes de même sexe dans un contrat adapté. Je suis par contre défavorable a priori au mariage entre deux personne de même sexe pour deux raisons.
La première est une raison de principe. Le mariage est un acte issu de la religion et le mariage civil ne découle que d'un terrain d'entente entre le Laïc et le Religieux. Or, le mariage entre deux personnes du même sexe sort de ce terrain d'entente et, par conséquent, constitue une pénétration de la loi et de l'Etat (souvent poussé par les lobbies et les communautarismes gays) dans le domaine de la religion, et par là une atteinte au principe de laïcité (on considère généralement la laïcité comme allant dans un sens, à savoir que l'Eglise n'a pas à interférer dans les affaires de l'Etat, en excluant la réciproque).
La deuxième est purement pratique en celà qu'elle concerne l'adoption. Autoriser le même mariage aux couples homosexuels qu'aux couples hétérosexuels implique que les couples homosexuels pourraient adopter des enfants exactement comme le font les couples hétérosexuels. Or, il est évident qu'un enfant ne se développe pas de la même façon dans un couple homosexuel. Il devra adopter d'autres processus d'identification pour construire son identité sexuelle, par exemple. Il s'agit là d'un débat purement scientifique, dont doivent d'emblée être exclus les non-experts (en tout cas, dès lors qu'on parle de psychologie de l'enfant). Ce sont les experts qui devront valider ou invalider le projet, et instaurer des conditions pour le bien-être de l'enfant, et pas une opinion manipulée par des associations qui ne peuvent pas être objectives au vu de leur implication en tant que deuxième concernés dans l'affaire (le premier concerné étant bien entendu l'enfant).


Par contre, et malgré ces quelques réserves, l'homoparentalité doit être reconnue comme une réalité objective. Il y a indiscutablement des enfants qui sont éduqués (et des adultes qui ont été éduqués) par deux personnes du même sexe, qu'ils appelaient légitimement leurs parents. Retirer à ces enfants l'un de leurs parents (voire les deux) les conduiraient à coup sûr à des traumatisme plus grave que d'avoir deux parents du même sexe. Certains y verront éventuellement une mesure sexiste à l'encontre des hommes, et même misandre, dans la mesure où l'immense majorité des couple homosexuels éduquant des enfants sont des couples de lesbiennes. Je leur répondrai que dans ce cas, la nature est sexiste car elle ne permet pas aux hommes de tomber enceints, et même qu'elle est sexiste depuis l'apparition de la reproduction sexuée qui est, je le rappelle, un puissant moteur d'évolution des espèces, et donc d'adaptation à leur milieu.
Par EmPeReUrSoUrIsSiStE - Publié dans : Société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /Juin /2009 10:15
Israël: le mythe à la base d'une nation, instrument du sionisme scandaleux
Toute nation est fondée sur des mythes qui sont aisément démontable. La France des gaulois à Napoléon est un mythe, et l'idée de nation ne date que de 1789. De même, la nation israélienne repose sur un mythe, le mythe du peuple élu. En effet, la plupart des juifs estiment être des descendants directs du peuple Hébreux qui vivait en Palestine jusqu'au début de l'ère chrétienne (je parle de la Palestine comme d'une région géographique, et pas comme d'une entité politique et nationale). Pourtant, de nombreux historiens aux rangs desquels on peut citer Shlomo Sand contredisent cette histoire officielle bien utile au sionisme (idéologie visant à installer les juifs en Palestine, pour y (re)former et instaurer un Etat juif). En effet, d'après eux, un grand nombre de juifs descendraient de peuples convertis au judaïsme après la destruction du Temple, c'est-à-dire qu'un grand nombre de juifs n'ont aucun lien filial avec les hébreux, et n'ont que la religion comme seul lien avec ce peuple.
De plus, toujours d'après ces historiens, la destruction du Temple est grandement mythifiée dans la mesure où l'exode des hébreux n'a pas été systématique, et un grand nombre d'entre eux sont restés sur leurs terres.
De plus, Israël se veut un Etat moderne, et en cela, se démarque du royaume historique d'Israël (celui des hébreux). Un juif du XXIème siècle qui serait téléporté chez les hébreux pendant l'Antiquité serait dans un pays totalement étranger, et réciproquement, un hébreux de l'antiquité qui arriverait en Israël en 2009 serait beaucoup moins à sa place en Israël qu'un citoyen israélien moderne, même non-juif.

Ainsi, la Nation palestinienne n'a pas de fondement historique, car les soi-disant fondements historiques d'une nation reposent plus sur des mythes que sur une démarche historique sérieuse. Pour autant, une nation ne se conçoit pas comme une conséquence de l'histoire, ni même par une quelconque filiation, mais comme un désir des individus à vivre ensemble dans un cadre déterminé. Et c'est ce désir qui peut être la conséquence d'événements historiques. Par exemple, ce que vit le peuple palestinien aujourd'hui (privés de nationalité et de pays souverain, victimes d'humiliations et de violences diverses) est de nature à susciter chez eux un sentiment national.
Pour autant, les palestiniens vivent à l'endroit où ils sont, c'est à dire sur la région géographique de Palestine, qui est leur terre et celle de leurs ancêtres. En celà, ils ont le droit de vivre là où ils sont, et il serait criminel de les chasser (au vu du Droit International).

C'est cette logique qui a été retenue lors de la création de l'Etat d'Israël en 1948. Les Nations Unies ont partagé le territoire en deux. Une partie destinée à la création d'un Etat juif (avec en sus une minorité arabe) et une partie destinée à la création d'un Etat arabe. En 2009, les voeux des Nations Unies n'ont pas été totalement exaucés, et Israël a une part de responsabilité dans l'affaire. En effet, s'il existe effectivement un Etat israélien, il n'y a pas d'Etat palestinien, mais uniquement des territoires sur lesquels vivent les palestiniens (Bande de Gaza, Cisjordanie) et sur lesquels aucun pays n'a de souveraineté, pas même Israël qui, en dépit de celà, y installe des colonies et y fait des opérations militaires, empêchant par là même aux palestiniens de circuler sur un territoire qui est naturellement le leur, puisqu'ils y vivent depuis des siècles (d'ailleurs les arabes ont vécu sur ce territoire pendant 1400 ans, et continuent à y vivre, tandis que les hébreux n'y ont vécu que 1200 ans).

Qu'on s'entende, je suis contre toute forme d'extrémisme religieux, et en particulier l'extrémisme religieux qui vise à prendre le pouvoir et à exercer la violence contre les infidèles ou les mauvais fidèles. Je suis un démocrate et je pense que la démocratie et le fondamentalisme sont deux notions incompatibles. C'est pourquoi je me méfie de ces mouvements arabes fondamentalistes comme le Hamas ou le Hezbollah dont le but est d'instaurer un régime islamiste là où ils prendront le pouvoir. Mais je trouve tout aussi scandaleuse l'attitude expantionniste et ethno-centrée d'Israël (tout du moins de certains de ses dirigeants), que j'appelle le sionisme moderne, et contre laquelle l'antisionisme est une attitude saine.
Le débat sur la question du conflit au Proche Orient ne doit pas être limité à ces deux extrèmes, qui ne vont dans l'intérêt de personne. La paix ne peut provenir que du débat, et le débat ne peut découler que d'une reconnaissance bilatérale des deux peuples et de leur droit à exister dans la région.
Par EmPeReUrSoUrIsSiStE - Publié dans : Monde
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 13:04
L'abstention: un choix politique?
Lors d'une élection, l'abstention consiste à ne pas se déplacer pour aller voter. Ce comportement est systématiquement dénigré, combattu, voire interdit (comme par exemple en Belgique), et ce, avec l'approbation de la majorité. S'abstenir, ce serait faire preuve de paresse, d'irresponsabilité. Ce serait ne pas tenir compte du sacrifice de ceux qui se sont battus pour la démocratie, ce serait même refuser l'idée de démocratie.
Pourtant, l'abstention ne peut-elle pas être considérée comme un choix politique, ou en tout cas comme un choix légitime?

La question mérite d'être posée. D'autant qu'on peut remarquer de fortes différences de taux d'abstention suivant l'élection à laquelle on participe. Par exemple, l'abstention est traditionnellement élevée aux élections européennes. Cet état de faits indique que de nombreux citoyens votent à certaines élections et pas à d'autres. Et comment expliquer ce phénomène sinon comme un classement d'importance et d'utilité des différentes élections que feraient certains citoyens, ou en d'autres termes comme un choix politique?

Tout d'abord, il faut souligner l'absurdité de la pénalisation de l'abstention. Voter est un droit, et comme tout droit, il a son pendant, le droit à ne pas l'exercer, ici à ne pas voter. D'ailleurs, la nation n'est-elle pas une "association libre d'individus désireux de vivre ensemble", où le mot "libre" a toute son importance dans le sens où cette association ne saurait se faire sur la contrainte? Interdire l'abstention, c'est rendre obligatoire le vote, et donc imposer l'association des individus au sein d'une nation rigide qui est celle définie par les institutions. En résumé, il s'agit d'une mesure nationaliste dans le sens pervers du terme.

Concrètement, il s'agit d'obliger le citoyen à accepter les institutions telles qu'elles se présentent, à ne pas les remettre en cause. Le vote blanc, qui est parfois cité comme étant l'alternative acceptable à l'abstention, n'est en fait qu'un vote pour le système. Il s'agit de dire: "Je suis d'accord avec le système, mais aucun des candidats qu'il présente ne me conviens." Au contraire, l'abstention peut être vue comme un refus des institutions, et comme un refus de cantonner la démocratie aux élections, voire même comme l'affirmation d'une autre démocratie, qui ne s'exprimerait pas dans le cadre institutionnel des élections. Cette autre démocratie a pour avantage de placer le citoyen en son centre continuellement, et pas seulement quand il y a des élections.

A la rigueur, voter pour un candidat anti-système serait une alternative. Celà dit, il faudrait que ce candidat propose carrément de changer les institutions en profondeurs. Et ce genre de candidats ne court pas les rues. Par exemple, ni Bayrou, ni Besancenot, ni Le Pen ne sont anti système. A la rigueur, lors des dernières élections présidentielles, le seul candidat réellement anti système était Schivardi.

L'abstention n'est bien sûr pas la meilleure solution, et une attitude pragmatique voudrait qu'on se déplace quand même aux bureau de vote (même pour voter pour un candidat qui fait partie du système). Pourtant, l'abstention est un choix politique, et doit être considérée de manière réfléchie, loin des lieux communs propagés par les médias et, plus grave, dans les écoles.

PS1: à ceux qui diraient qu'on ne peut pas savoir si une personne qui s'abstient le fait par choix politique ou par désintérêt, je répondrai qu'on ne peut pas savoir si une personne qui vote pour un candidat le fait pour des raisons légitimes (c'est à dire autre que au hasard, ou parce que le candidat est une femme/un homme, est de telle religion ou origine ethnique, ou pour son apparence physique), et heureusement.

PS2: pour les prochaines élections européennes, le choix s'avère difficile. D'un côté, il est clair que les grandes lignes de la politique européenne sont décidées en dehors du Parlement élu, par des institutions peu voire pas du tout soumises au contrôle démocratique (comme la BCE). Mais un choix pragmatique voudrait que l'on vote aux élections en comptant sur le rôle du Parlement, aussi limité soit-il. On prendrait alors l'option du "moins pire"
Par EmPeReUrSoUrIsSiStE - Publié dans : politique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /Avr /2009 23:24
Conférence de Durban II et discours de Mahmoud Ahmadinejad : une attitude intolérable des européens
Le 20 Avril se tenait à Genève la Conférence de Durban II sur le racisme.
A cause du risque de "stigmatisation d'Israël", un certains nombre de pays, parmi lesquels Israël, bien sûr, mais également quelques pays d'Europe et les Etats-Unis (promus au premier rang de l'antiracisme par les médias à l'occasion de l'élection de Barrack Obama).

Et lors de l'allocution de la délégation iranienne, on peut dire que des sommets ont été atteints dans l'intolérable et le cynisme.
Tout d'abord, notons l'intrusion, avec la bienveillance des français, de membres de l'Union des Etudiants Juifs de France déguisés en clowns pour perturber le discours du Président iranien. Ils ont été dispersés par le service d'ordre de l'ONU. On ne pouvait rêver meilleure entrée en la matière pour introduire ce qui devait se terminer en masquarade.
Parce que masquarade il y a eu. En effet, dès que le président iranien en est arrivé aux questions épineuses (pour ne pas dire à LA question épineuse), à savoir la question du sionisme, tollé général: les européens (enfin, ceux qui n'avaient pas boycotté la conférence) quittent la salle comme un seul homme pour protester. Et oui, les représentants européens sont capables d'agir comme un seul homme des fois. Bien sûr, il ne faut pas que ce soit sur une hypothétique armée européenne, sur la guerre en Irak, sur la crise financière, bref, sur ce qu'on pourrait attendre d'eux. Non, si les différents pays européens arrivent à trouver un terrain d'entente inammovible, c'est bien sur le soutien sans concession au sionnisme.
L'Europe, peuplée de quelques 500 millions d'habitants, trouve comme seul point de convergence la soumission à ce petit Etat (à peine plus gros que le Limousin).
Ca pourrait être amusant si ce n'était pas aussi grave. En effet, le but de cette conférence était de traiter le problème du racisme. Or, en quittant la conférence (voire en la boycottant) pour anti-sionisme (car c'est bien de celà qu'il s'agit), les pays européens ont donné une bonne leçon aux anti-racistes de tout poil, mais aussi à toutes les minorités pouvant être victime de racisme: le soutien à Israël passe avant la lutte contre le racisme, et le clamer haut et fort lors d'une conférence sur le racisme n'est pas un problème. Les zélotes de l'égalité républicaine, et de l'égalité tout court, en prennent pour leur grade.

Mais il serait bon de faire un bref rappel historique sur la question du racisme et d'Israël, vu de l'ONU. Tout d'abord, l'ONU a condamné en 1975 le sionisme comme étant une idéologie raciste, puis est revenue sur sa décision en 1991 lors de la Conférence de Madrid, devant la bonne volonté des dirigeants israéliens de l'époque pour engager un processus de paix avec les palestiniens, processus dont on n'a d'ailleurs pas vu la fin à l'heure actuelle, et qui semble bien remisé au placard (on pourra cependant noter que l'assassinat de Ytzakh Rabin par un extrémiste juif a pu porter un coup d'arrêt à ce processus). Sauf que refuser l'idée selon laquelle l'Etat d'Israël actuel est raciste relève d'une grossière erreur pour deux raisons.
La première, c'est que l'attaque criminelle d'Israël contre la Bande de Gaza de décembre 2008 (1400 morts palestiniens, essentiellement des civils) peut difficilement être considérée comme allant dans le sens de la paix avec les palestiniens.
La deuxième, c'est que l'actuel gouvernement d'Israël, mené par le tandem Benjamin Netanyahou-Avigdor Lieberman (avec Lieberman aux Affaires Étrangères!) ne peut guère être qualifié d'autre chose que de raciste, ne serait-ce qu'au vu des propos que tient celui que des journaux pourtant modérés qualifient de "Le Pen israélien". Au passage, il faudrait selon lui "retirer la nationalité israélienne de tous les arabes israéliens et les déporter en dehors des frontières d'Israël", "acheminer tous les habitants de Cisjordanie dans des cars vers la Mer Morte pour les y noyer" ou encore "larguer la bombe atomique sur la Bande de Gaza". Un programme absolument pas racistes pour les dirigeants européens et pour l'ONU.
Il est également bon de signaler que lors de cette conférence, les dés était pipés. En effet, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, a émis le postulat délirant, érigé en axiome pour cette conférence et pour plus tard (un axiome étant par définition indiscutable) qu'un Etat lui-même ne pouvait pas être raciste. Vous dites ça à un enfant de 8 ans et il vous rira au nez, en vous récitant le cours qu'il aura appris sur le régime nazi. L'exemple de l'Apartheid en Afrique du Sud vient également immédiatement à l'esprit pour contredire ce postulat aberrant, postulat qui visait bien sûr à protéger l'Etat d'Israël d'éventuelles critiques.


Dans la salle, les applaudissements de certains pays répondent à la huée d'autres pays. Cette cacophonie pourrait même rappeler la première représentation du Sacre du Printemps de Stravinsky en 1913, oeuvre majeure de la musique occidentale, où les sifflets des uns peinaient à masquer les applaudissements des autres. Car, contrairement à ce que certains attendaient, le président iranien n'a à aucun moment appelé à "rayer Israël de la carte", et il n'a pas plus nié la réalité de l'Holocauste. Non, il s'est contenté d'inscrire le racisme du sionisme dans un cadre plus vaste dont on trouve les prémisses au Moyen-Age et l'aboutissement lors de la Seconde Guerre mondiale (dont il a même exagéré le nombre de victimes). Il a ensuite plaidé pour des organisations internationales plus équitables et justes pour les pays du Tiers-Monde (il a notamment fustigé le droit de veto au Conseil de Sécurité de l'ONU, ou le système de suffrage censitaire du FMI). Il a même relevé la différence fondamentale entre le judaïsme et le sionisme en ces termes: "Le mot « sionisme » incarne un racisme qui a faussement recours à la religion et abuse du sentiment religieux pour cacher sa haine et son horrible visage.". Ainsi, il a même contredit ceux qui voyaient en lui le chef de file de l'antisémitisme mondial voire même un nouvel Hitler (ironie du calendrier, la Conférence se tenait 120 ans jour pour jour après la naissance d'Adolf Hitler).
Bien sûr, ce discours a été totalement éclipsé par les médias français qui a préféré applaudir les clowns qui étaient venus représenter la France (UEJF, François Zimeray, un lobbyiste sioniste et Rama Yade). Vous pouvez notament le lire sur le site du Réseau Voltaire à cette adresse.
Par EmPeReUrSoUrIsSiStE - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Catégories

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés