Toute nation est fondée sur des mythes qui sont aisément démontable. La France des gaulois à Napoléon est un mythe, et l'idée de
nation ne date que de 1789. De même, la nation israélienne repose sur un mythe, le mythe du peuple élu. En effet, la plupart des juifs estiment être des descendants directs du peuple Hébreux
qui vivait en Palestine jusqu'au début de l'ère chrétienne (je parle de la Palestine comme d'une région géographique, et pas comme d'une entité politique et nationale). Pourtant, de nombreux
historiens aux rangs desquels on peut citer Shlomo Sand contredisent cette histoire officielle bien utile au sionisme (idéologie visant à installer les juifs en Palestine, pour y (re)former et
instaurer un Etat juif). En effet, d'après eux, un grand nombre de juifs descendraient de peuples convertis au judaïsme après la destruction du Temple, c'est-à-dire qu'un grand nombre de juifs
n'ont aucun lien filial avec les hébreux, et n'ont que la religion comme seul lien avec ce peuple.
De plus, toujours d'après ces historiens, la destruction du Temple est grandement mythifiée dans la mesure où l'exode des hébreux n'a pas été systématique, et un grand nombre d'entre eux sont restés sur leurs terres.
De plus, Israël se veut un Etat moderne, et en cela, se démarque du royaume historique d'Israël (celui des hébreux). Un juif du XXIème siècle qui serait téléporté chez les hébreux pendant l'Antiquité serait dans un pays totalement étranger, et réciproquement, un hébreux de l'antiquité qui arriverait en Israël en 2009 serait beaucoup moins à sa place en Israël qu'un citoyen israélien moderne, même non-juif.
Ainsi, la Nation palestinienne n'a pas de fondement historique, car les soi-disant fondements historiques d'une nation reposent plus sur des mythes que sur une démarche historique sérieuse. Pour autant, une nation ne se conçoit pas comme une conséquence de l'histoire, ni même par une quelconque filiation, mais comme un désir des individus à vivre ensemble dans un cadre déterminé. Et c'est ce désir qui peut être la conséquence d'événements historiques. Par exemple, ce que vit le peuple palestinien aujourd'hui (privés de nationalité et de pays souverain, victimes d'humiliations et de violences diverses) est de nature à susciter chez eux un sentiment national.
Pour autant, les palestiniens vivent à l'endroit où ils sont, c'est à dire sur la région géographique de Palestine, qui est leur terre et celle de leurs ancêtres. En celà, ils ont le droit de vivre là où ils sont, et il serait criminel de les chasser (au vu du Droit International).
C'est cette logique qui a été retenue lors de la création de l'Etat d'Israël en 1948. Les Nations Unies ont partagé le territoire en deux. Une partie destinée à la création d'un Etat juif (avec en sus une minorité arabe) et une partie destinée à la création d'un Etat arabe. En 2009, les voeux des Nations Unies n'ont pas été totalement exaucés, et Israël a une part de responsabilité dans l'affaire. En effet, s'il existe effectivement un Etat israélien, il n'y a pas d'Etat palestinien, mais uniquement des territoires sur lesquels vivent les palestiniens (Bande de Gaza, Cisjordanie) et sur lesquels aucun pays n'a de souveraineté, pas même Israël qui, en dépit de celà, y installe des colonies et y fait des opérations militaires, empêchant par là même aux palestiniens de circuler sur un territoire qui est naturellement le leur, puisqu'ils y vivent depuis des siècles (d'ailleurs les arabes ont vécu sur ce territoire pendant 1400 ans, et continuent à y vivre, tandis que les hébreux n'y ont vécu que 1200 ans).
Qu'on s'entende, je suis contre toute forme d'extrémisme religieux, et en particulier l'extrémisme religieux qui vise à prendre le pouvoir et à exercer la violence contre les infidèles ou les mauvais fidèles. Je suis un démocrate et je pense que la démocratie et le fondamentalisme sont deux notions incompatibles. C'est pourquoi je me méfie de ces mouvements arabes fondamentalistes comme le Hamas ou le Hezbollah dont le but est d'instaurer un régime islamiste là où ils prendront le pouvoir. Mais je trouve tout aussi scandaleuse l'attitude expantionniste et ethno-centrée d'Israël (tout du moins de certains de ses dirigeants), que j'appelle le sionisme moderne, et contre laquelle l'antisionisme est une attitude saine.
Le débat sur la question du conflit au Proche Orient ne doit pas être limité à ces deux extrèmes, qui ne vont dans l'intérêt de personne. La paix ne peut provenir que du débat, et le débat ne peut découler que d'une reconnaissance bilatérale des deux peuples et de leur droit à exister dans la région.
De plus, toujours d'après ces historiens, la destruction du Temple est grandement mythifiée dans la mesure où l'exode des hébreux n'a pas été systématique, et un grand nombre d'entre eux sont restés sur leurs terres.
De plus, Israël se veut un Etat moderne, et en cela, se démarque du royaume historique d'Israël (celui des hébreux). Un juif du XXIème siècle qui serait téléporté chez les hébreux pendant l'Antiquité serait dans un pays totalement étranger, et réciproquement, un hébreux de l'antiquité qui arriverait en Israël en 2009 serait beaucoup moins à sa place en Israël qu'un citoyen israélien moderne, même non-juif.
Ainsi, la Nation palestinienne n'a pas de fondement historique, car les soi-disant fondements historiques d'une nation reposent plus sur des mythes que sur une démarche historique sérieuse. Pour autant, une nation ne se conçoit pas comme une conséquence de l'histoire, ni même par une quelconque filiation, mais comme un désir des individus à vivre ensemble dans un cadre déterminé. Et c'est ce désir qui peut être la conséquence d'événements historiques. Par exemple, ce que vit le peuple palestinien aujourd'hui (privés de nationalité et de pays souverain, victimes d'humiliations et de violences diverses) est de nature à susciter chez eux un sentiment national.
Pour autant, les palestiniens vivent à l'endroit où ils sont, c'est à dire sur la région géographique de Palestine, qui est leur terre et celle de leurs ancêtres. En celà, ils ont le droit de vivre là où ils sont, et il serait criminel de les chasser (au vu du Droit International).
C'est cette logique qui a été retenue lors de la création de l'Etat d'Israël en 1948. Les Nations Unies ont partagé le territoire en deux. Une partie destinée à la création d'un Etat juif (avec en sus une minorité arabe) et une partie destinée à la création d'un Etat arabe. En 2009, les voeux des Nations Unies n'ont pas été totalement exaucés, et Israël a une part de responsabilité dans l'affaire. En effet, s'il existe effectivement un Etat israélien, il n'y a pas d'Etat palestinien, mais uniquement des territoires sur lesquels vivent les palestiniens (Bande de Gaza, Cisjordanie) et sur lesquels aucun pays n'a de souveraineté, pas même Israël qui, en dépit de celà, y installe des colonies et y fait des opérations militaires, empêchant par là même aux palestiniens de circuler sur un territoire qui est naturellement le leur, puisqu'ils y vivent depuis des siècles (d'ailleurs les arabes ont vécu sur ce territoire pendant 1400 ans, et continuent à y vivre, tandis que les hébreux n'y ont vécu que 1200 ans).
Qu'on s'entende, je suis contre toute forme d'extrémisme religieux, et en particulier l'extrémisme religieux qui vise à prendre le pouvoir et à exercer la violence contre les infidèles ou les mauvais fidèles. Je suis un démocrate et je pense que la démocratie et le fondamentalisme sont deux notions incompatibles. C'est pourquoi je me méfie de ces mouvements arabes fondamentalistes comme le Hamas ou le Hezbollah dont le but est d'instaurer un régime islamiste là où ils prendront le pouvoir. Mais je trouve tout aussi scandaleuse l'attitude expantionniste et ethno-centrée d'Israël (tout du moins de certains de ses dirigeants), que j'appelle le sionisme moderne, et contre laquelle l'antisionisme est une attitude saine.
Le débat sur la question du conflit au Proche Orient ne doit pas être limité à ces deux extrèmes, qui ne vont dans l'intérêt de personne. La paix ne peut provenir que du débat, et le débat ne peut découler que d'une reconnaissance bilatérale des deux peuples et de leur droit à exister dans la région.




